Quelle femme donnera son nom à la prochaine rue de Herstal ?

Quelle femme donnera son nom à la prochaine rue de Herstal ? Votez durant le mois de mars pour élire une de ces personnalités féminines qui ont marqué l'histoire sociale de notre ville. 

L’égalité entre hommes et femmes dans les noms de rues, on en est encore bien loin en Belgique ! Pourtant, les noms de rue participent à la mémoire collective. 

Dans le cadre du 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes, nous avons sélectionné 3 femmes liées à l’histoire sociale de Herstal. Durant le mois de mars, nous vous proposons de voter pour celle que vous souhaitez mettre à l’honneur. Après la clôture du vote, le PTB Herstal introduira une proposition au conseil communal demandant que le nom de la personnalité féminine choisie soit attribué lors de la prochaine nomination de rue dans notre ville.  

 

Germaine Martens dite « la petite Germaine »

Née à Seraing en 1907, décédée à l’âge de 89 ans. Ouvrière, militante communiste, active lors de la grève des femmes de la Fabrique nationale de Herstal. Elle  avait fondé un comité d’action dès les premiers jours de cette grève sauvage. Germaine Martens, dite la petite Germaine, est à deux ans de la pension lorsqu’elle s’engage, dès le premier débrayage du 9 février 1966, dans la grève des « femmes machines » de la FN qui revendique « À travail égal, salaire égal ».

La petite Germaine est sans conteste l’une des principales meneuses de la grève qui durera douze semaines. Elle est sur tous les fronts : elle crée un drapeau à l’aide d’un balai et d’un chiffon rouge, fait le tour des divers ateliers où sont occupées les femmes afin de les sensibiliser à l’action en cours, les emmène manifester devant les bureaux de la direction, sur l’air de l’Internationale, distribue des tracts et harangue la foule des grévistes lors des manifestations et des assemblées à La Ruche, la maison du peuple à Herstal. 

 

Maria Lacquaye

Résistante de La Préalle. Pendant la 2ème guerre mondiale, elle a mis sur pied avec d’autres femmes un petit comité clandestin pour procurer de la nourriture aux prisonniers russes. Elles glissaient de la nourriture dans les mains de ces prisonniers en trompant la vigilance des sentinelles allemandes. Un matin d’hiver, un prisonnier russe s’engouffra chez Maria Lacquaye. Elle lui donna des habits de son mari prisonnier en Allemagne et le conduisit près de Dinant pour rejoindre le maquis. Sa mission accomplie, Maria devait rentrer à La Préalle. On ne la revit pas : suite à une dénonciation, a-t-on dit, elle fut arrêtée. On retrouva son corps, une balle dans la nuque, le 25 septembre 1943. 

 

Emmi Pikler

Pédiatre hongroise, à la base de la pédagogie de la crèche communale de Herstal : motricité libre, découverte de compétences du jeune enfant à prendre une part active dans son propre développement.

La crèche communale de Herstal, c’est une histoire née dans la rue, une revendication portée par les ouvrières de la FN, lors de leurs grèves de 1966. Ouverte en 1973, elle s’est rapidement appuyée sur l’expérience hongroise initiée par le Docteur Pikler. En 1982, l’équipe de la crèche s’est rendue à Budapest dans la pouponnière de Lóczy. Dans cette institution, Emmi Pikler a développé un type de soin tout à fait original dont de nombreux professionnels de la petite enfance s’inspireront dans leur pratique. La crèche de Herstal fait figure de pionnière en la matière. 

Quelle femme donnera son nom à la prochaine rue de Herstal ? Faites votre choix :


Montrer 2 réactions

  • Ignazia-Rosa Nuccio
    a suivi cette page 2021-03-20 16:13:03 +0100
  • Arnaud Vandepaer
    a publié cette page 2021-03-07 18:10:54 +0100